Après la RE2020, la « RE2031 » — le nom d'usage de la prochaine grande marche réglementaire française : pas encore un texte, déjà une trajectoire — car la RE2020 elle-même a programmé son propre durcissement (les paliers carbone 2025, 2028, 2031) et les travaux préparatoires dessinent la suite. Ce qu'on sait (le calendrier des paliers), ce qui se dessine (les pistes sérieuses), ce que ça change pour un permis d'aujourd'hui — et pourquoi chaque marche annoncée est une marche pro-bois : le dossier prospectif, daté et prudent par nature, au sein du guide réglementation.
Ce qu'on SAIT : la trajectoire est écrite
| Échéance | Statut | Ce qui change |
|---|---|---|
| Palier 2025 (en vigueur) | ACQUIS | Ic construction ≤ 530 kg CO₂eq/m² (maison individuelle) — jusqu'à fin 2027 |
| Palier 2028 | ACQUIS (programmé par la RE2020) | Nouveau durcissement de l'Ic (~-15 % : l'ordre de grandeur inscrit) |
| Palier 2031 | ACQUIS dans son principe | La marche suivante de l'Ic — le jalon qui donne son nom d'usage à la « RE2031 » |
| « RE2031 » / RE suivante | EN TRAVAUX (pistes, pas de texte) | Le périmètre pressenti : voir ci-dessous |
| Fichiers météo du DH | Évolutifs | Les canicules de référence se durcissent avec le climat réel |
| La distinction qui évite les fantasmes : les PALIERS sont écrits dans la RE2020 (le calendrier existe) — la « RE2031 » comme refonte est une trajectoire en travaux, pas un texte. | ||
Le socle certain d'abord : la RE2020 a inscrit ses propres marches — l'Ic construction se durcit en 2028 puis 2031 (les ordres de grandeur : -15 % par palier). Concrètement : la maison conforme au forceps en 2026 ne passerait plus le palier 2028 — et chaque marche déplace la frontière en faveur des systèmes qui stockent (le bois) contre ceux qui émettent (la démonstration chiffrée). C'est le seul avenir réglementaire qu'on puisse promettre : il est déjà signé.
Ce qui se DESSINE : les pistes sérieuses
Au-delà des paliers, les travaux préparatoires (concertations de filière, rapports institutionnels, retours d'expérience RE2020) dessinent les thèmes probables de la prochaine génération — à lire comme des tendances, pas des promesses. Le confort d'été renforcé : les fichiers météo qui intègrent les canicules réelles, un DH plus exigeant — la conception d'été passe du « point de vigilance » au « cœur du sujet » (l'anticipation déjà recommandée dans résilience 2050). L'ACV élargie : le carbone mieux compté (données environnementales affinées, biosourcés mieux valorisés, la rénovation intégrée à la réflexion), et les matériaux de réemploi qui entrent dans les calculs. L'eau et la biodiversité : les pistes régulièrement évoquées (la gestion à la parcelle, l'artificialisation — en lien avec le ZAN). Et la sobriété des surfaces : l'idée qui monte dans les rapports — compter l'impact PAR OCCUPANT et non par m², ce qui valoriserait le compact (la tendance deviendrait règle). Toutes convergent vers le même profil de maison : compacte, biosourcée, conçue pour l'été — le portrait-robot que ce site dessine page après page, non par prophétie mais parce que les contraintes qui écrivent les règlements sont déjà là.
Le conseil de l'expert
Le conseil prospectif qui ne coûte rien : construisez pour le PALIER SUIVANT, pas pour l'actuel. La marge Ic de 20-30 % d'une MOB biosourcée couvre déjà 2028 ; le DH pris avec 15-20 % de marge encaisse les fichiers météo durcis ; le compact bien conçu attend sereinement toute règle par occupant. Le surcoût de cette anticipation : quasi nul (des choix, pas des équipements). Sa récompense : une maison qui reste « aux normes de demain » dans les annonces de 2035 — la conformité d'avance est un actif qui s'apprécie.
Ce que ça change pour VOTRE permis
Les règles d'application, sans stress : le texte qui s'applique est celui en vigueur au dépôt du permis — votre maison 2026 vit sous le palier 2025, point (aucune rétroactivité : les marches futures ne concernent que les permis futurs). Les cas pratiques : le permis déposé fin 2027 a intérêt à viser le palier 2028 d'emblée (la marche est connue — la conformité au forceps de la veille est le piège classique des fins de palier) ; le projet en réflexion longue (terrain en recherche, budget en construction) gagne à intégrer les tendances dès l'esquisse (le déphasage, le compact : gratuits au plan) ; et le marché de la revente anticipe déjà — les DPE et attestations se comparent, et la maison « palier 2025 au forceps » se démodera avant la « marge 2028 ». La veille enfin : les paliers et textes s'annoncent des années à l'avance (rien ne surprend jamais dans ce domaine) — cette page est mise à jour à chaque évolution notable, et le grand dossier RE2020 reste la référence du cadre en vigueur.
Erreur fréquente
Les deux erreurs symétriques face à la réglementation qui vient : le DÉNI (« on verra en 2031 » — et la maison conforme au forceps qui se démode dès la marche suivante) et la PANIQUE (« tout va changer, attendons » — le projet gelé par des textes qui ne concernent que les permis futurs, alors que la trajectoire est connue et anticipable à coût quasi nul). La position juste : construire aujourd'hui, sous les règles d'aujourd'hui, avec les marges de demain — les trois marges (Ic, DH, compacité) qui coûtent des choix, pas des euros.
Ce qu'il faut retenir
La « RE2031 » est d'abord un calendrier déjà signé — les paliers carbone 2028 et 2031 inscrits dans la RE2020, chaque marche pro-bois par construction — et ensuite un faisceau de pistes (l'été renforcé, l'ACV élargie, la sobriété par occupant) qui convergent vers la maison que les contraintes dessinent déjà : compacte, biosourcée, conçue pour l'été. La position du maître d'ouvrage : les règles d'aujourd'hui, les marges de demain — l'anticipation qui coûte des choix, pas des euros, et se revend comme un actif. Le cadre en vigueur : le grand dossier RE2020 ; son application au bois : RE2020 & MOB.
Questions fréquentes
Comme texte, non — comme trajectoire, oui : la RE2020 a inscrit ses propres paliers de durcissement carbone (2025 en vigueur, 2028, 2031 — l'ordre de grandeur : -15 % chacun), et les travaux préparatoires de la génération suivante dessinent leurs pistes. Le calendrier existe ; la refonte est en travaux.
Celles en vigueur AU DÉPÔT — zéro rétroactivité : la maison 2026 vit sous le palier 2025 pour toujours. Seule nuance pratique : le permis déposé en fin de palier (fin 2027) gagne à viser la marche suivante d'emblée — elle est connue.
Mécaniquement : les plafonds Ic baissent, et l'écart entre les systèmes qui stockent le carbone (15-20 t pour une MOB) et ceux qui émettent se creuse à chaque marche. La marge de 20-30 % d'une MOB biosourcée couvre déjà le palier 2028.
Les tendances des travaux préparatoires : le confort d'été renforcé (fichiers météo durcis), l'ACV élargie (réemploi, biosourcés mieux comptés), l'eau et l'artificialisation (le lien ZAN), et la sobriété par OCCUPANT plutôt que par m² — qui ferait du compact une règle. Des pistes, pas des promesses.
Non — c'est l'erreur de la panique : les textes futurs ne concernent que les permis futurs, et la trajectoire s'anticipe à coût quasi nul (les 3 marges : Ic, DH, compacité — des choix, pas des équipements). Construire aujourd'hui avec les marges de demain est la position juste.
Par ses marges : la MOB biosourcée à 20-30 % sous les plafonds, au DH confortable et au plan compact restera « aux normes de demain » dans les annonces de 2035 — quand la conformité au forceps se démodera dès la marche suivante. La conformité d'avance est un actif.